14.05.2012

KK

Sur son blog, K1 (Jean-Louis Kuffer), assène quelques certitudes concernant un artiste contemporain, K2, vraie montagne parmi les artistes en vogue, (Jeff Koons). Le premier écrit un article qui devrait mettre le second K KO. Puis il termine son pamphlet d'une phrase assassine: 

 

« [… .] Où l'on voit combien la pourriture sent la rose en notre beau pays... »

 

Au sujet du même K2, vingt ans plus tôt, K1 écrivait:

 

« Les ressources du puritanisme pseudo-artistique mondial sont inépuisables, sans doute proportionnées au puits sans fond de l'imbécillité humaine. Aussi n'y a t-il guère à s'étonner qu'on n'en finisse jamais d'aller «plus loin» en matière d'esbroufe pseudo-artistique. »

 

Utiliser de telles phrases et ne les cantonner qu'aux arts «plastiques», quel dommage! C’est un gâchis énorme!  

Tous les arts sont concernés. La littérature, la musique, la danse, le cinéma… et surtout le seul art qui utilise l’esbroufe sans pudeur aucune, la politique.

 

K1, lui-même «artiste», puisqu’ «écrivain», n’a pourtant, jamais imaginé que les sentences par lui si bien tournées puissent également s’appliquer à son propre art ou à celui de ses pairs. Par contre, les dires du Directeur de la Fondation Bayeler, organisatrice de d'une exposition K2 près de Bâle, dires où ce Monsieur a comparé les travaux de l'«artiste» à ceux réalisés dans les Ateliers de la Renaissance, ont profondément agacé K1. Heureusement, cet agacement s'étiole sérieusement, lorsqu’il s’agit des dires de Dame Isabelle Falconnier, journaliste à l'Hebdo et patronne «artistique» du dernier Salon du Livre de Genève. Compréhensible!... Elle  tresse des couronnes à K1 en le comparant à Giacometti. Elle ajoute même que la richesse d’hommes tel K1 fait oublier tous les autres hommes.

Si cette Dame est en droit d’écrire le dithyrambe qu’elle souhaite concernant l’individu de son choix, il n’en va effectivement que de son choix.  L’«esbroufe pseudo-artistique» ne se produit que lorsque K1 publie le texte sur son propre blog.

K1 ferait-il le Koons sans le savoir?

Ou alors, aurait-t-il pris à son compte une phrase prononcée par un de mes profs, il y a fort longtemps? En voici la teneur:

 

« Sachez que nous sommes vraiment seuls à souffler dans notre propre trompette ! »

 

Et puis, que K1 laisse quelques talents à K2, que Diable! Ceux du business, du marketing et de la pub ne peuvent lui être contestés! Vendre gadgets et photos esthético-kitcho-pornos-soft sous l’appellation d’art, c’est réellement du grand art.

Heu, mais… Au fait ! L’art… C’est quoi?

Actuellement, de nos jours, là, maintenant, tout de suite, il ne peut s’agir que de l’ensemble de toutes les œuvres produites par les artistes…

Ah là, vraiment un grand bravo! Elle est champion cette définition!... On est bien avancé puisqu’on est dans l’obligation de déterminer ce qu’«artiste» veut dire. Alors, hein!... C’est quoi à la fin?

… Seule définition valable concernant la totalité des acteurs de la production (aussi utilisé en économie) «artistique» contemporaine, pourrait être celle-ci :

 

Artiste: n. m et f. Est un ou une artiste toute personne qui prétend l’être et produit des œuvres qu’elle qualifie elle-même d’artistiques. 

 

K1, qui n’est mondialement connu qu’en Suisse-Romande, est donc de même nature, même si c’est à un degré moindre, que K2, l’artiste qu’il descend en flamme. Tous deux pratiquent un art et environ de même manière!... Comment ça, ce n’est pas possible!

Il suffit pourtant de visiter le blog de K1... Vous lirez vous-même que, lui aussi fait la pub de ses propres «œuvres». Vous constaterez qu’il se met en scène.

Bon, d’accord, sa mise en scène se déroule sans la Cicciolina et dans conditions aussi différentes que ne le sont les positions. Par contre si la Dame est absente, il utilise également un faire-valoir, un confrère en écriture nommé Philippe Dubath. Dans un décors «arbres et chalet», le dernier raconte la mise au vert de K1 qui, tout naturellement, en toute modestie, propose le texte sur son propre blog. C’est tellement artistique, tellement moins kitch que l’art de K2 et surtout, tellement plus confortable que de se poser les questions suivantes :

 

Sans les aficionados de K2, le «Monde des Arts» serait-il moins pourri?

Si une œuvre attribuée à l’École Allemande du XlXème  siècle et vendue à environ 22'000 dollars devenait d’un coup, d’un seul, une œuvre à plus de 100'000'000.- (cent millions) de dollars, un prix pas pour tout le monde, ce «Monde des Arts» serait-il meilleur?

Et tout ça, uniquement parce que quelques Experts-En-Arts pensent pouvoir attribuer l’œuvre à Leonard?

Un Allemand du XIXème ?... Bof !... Un da Vinci du XVIème ?... Ouaouh ‼‼ ça c’est de l’Art ! …

Non !... Attend !... Avant, après c’est le même dessin! (Ndlr: Ici, il s’agit de «Da Vinci Cote»)

 

Sans K2 et sans ses aficionados, le monde de l’art serait-il plus sain ?

Si un des quatre Cris d’Edvard Munch était vendu plus de 100'000'000.- de dollars tandis que d’autres cris, des cris de famine étaient lancés à travers le monde, ce Monde des Arts serait-il plus équitable?

 

Biz’art ! Le «Monde des Arts» est pourri. Systématiquement. Et ce n’est que dans 200 ans que «nous» saurons si K1 était un «vrai écrivain» et K2 un «vrai artiste». Oui, ce ne sera que le jour où les manuscrits de K1 seront vendus à prix d’or et les œuvres de K2 vendues à une cote supérieure à celle d’un Da Vinci que «nous» constaterons que c’était de l’ «art» et non pas uniquement du KK.

07.05.2012

Soupe de navets roses

 

Dimanche 6 mai 2012. Bien qu'ayant ratissé très large, Nicolas Sarkozy prend un râteau. Madame Nuria Goritte, futur Conseillère d’État vaudoise, surnommée Blanche-Neige,n'a pas voulu raté «La Soupe», une émission radiophonique où on rigole à propos de choses et d’autres, même si celles-ci ne sont pas toujours forcément drôles.

Navets roses.pngLors de la discussion, la (presque) Conseillère des Tas… de batoilles, parle problèmes «t’chômage et t’travail», ça cause popu pour la base. Mais sur les sujets encore plus sérieux: on parle une langue châtiée, on dit: Serono, Monsanto, Fairfo Fisco… Euh non!... Pardon !... On dit: forfaits fiscaux. On se gargarise de latin avec «in abstracto», locution du plus bel effet. Dans ce cas, on appâte les Bobos de la gauche «Beluga». Mais si! Vous savez bien! Il s’agit des «ceusses» qui se retrouvent à la Couronne D’or, une enseigne qui fleure bon la Fleur de Lys, emblème socialiste nouvelle génération. La génération qui prétend dépasser le capitalisme pour dépasser l’UDC et atteindre l’U-D-C (Ultra-Démesure-Capitaliste)… Et que vive le ROI (Return Of Investment)!

 

Dans sa Soupe langagière, Madame la (presque) Conseillère utilise également «éthique». Selon elle, le terme ne serait pas adéquat pour définir l’attitude du Conseil des Tas actuel. Nous constatons qu’avant même être «adoubée» elle prend déjà les tics qu’elle fustige, elle tire joliment sur l’élastique de l’éthique. Elle oublie de mentionner qu’aujourd’hui déjà, ils sont trois de son camp à squatter cet aréopage.

 

Elle dit : «Attention ! Dès que je serai au pouvoir, tout va changer !»… Elle oublie simplement d’ajouter : «C’est surtout mon salaire qui va changer !». Dès qu’elle sera Conseillère des Tas… d’avantages, elle sera mieux payée qu’à la Syndicature morgienne. À ce poste, la pauvre ne touche qu’un salaire de misère! À peine de quoi se nourrir… et uniquement de soupe. Oui, qu'avaler d’autre avec les misérables Fr. 88'000.- par an qu’elle perçoit pour son travail à 60%? Fin 2009, n’y tenant plus, criant famine, elle s’en plaint avec véhémence dans la presse. À Morges, syndic n’est pas une sinécure, mais une cure sévère d’amaigrissement. Pour une cure permettant de garder la ligne… de financement, c’est à l’Hôtel de Ville de Lausanne qu’il faut chercher.

 

Dame Nuria, prévoit une noria de nouveautés au Conseil des Tas… de changements. Un maelström d’éthique étatique transformera de fond en comble ce Conseil des Tas… de belles paroles. Plus aucune entourloupe et plus une seule cachotterie, ni au sujet d'un forfait fiscal, ni à celui d'une forfait…ure.

Blanche-Neige informera éthiquement les nains que nous sommes. Avec courage et diligence, elle communiquera la nouvelle suivante : «Citoyens, malgré tout, vous restez les dindons de la farce !».

03.05.2012

Une Place de la Riponne enfin sous contrôle.

 

1er mai 2012: il est 17H30 sur la Place de la Riponne. Le cortège s’ébranle. À première vue, Monsieur Vuilleumier, Municipal de la Police, de quelques autres trucs et très accessoirement popiste, est absent.  La bannière de son Parti fera le cortège sans lui. Pourtant, quelques uns de ses représentants, tous agents de la Police lausannoise, sont présents. Les pandores débonnaires encadrent gentiment les «syndicos-gauchos-socialos-cocos» qui manifestent pacifiquement passivement leurs revendications.

 

Les manifestants sont tous…

 

À scander  des slogans idiots,

Anti-patrons, anti-proprios

À dérouler quelques calicots

Qui demandent la lune illico.

À Penser être Rouge coquelicot !

Et n’être qu’un fort joli fiasco

Qui annonce la fin des haricots.

 

Les policiers en uniforme de ville « tiennent » les manifestants. Un étage au-dessous, des collègues ou assimilés* déguisés en Rambo de province, tenue noire et rangers aux pieds, font le sale boulot. Ils s’emploient à éradiquer la «racaille» qui hante les couloirs du M2. Pour ce faire, ils contrôlent les individus louches qui squattent les lieux. Ils ont mis le grappin sur deux jeunes qui distribuent un «brûlot subversif» aux usagers du métro. Ces «mauvais sujets» on l’audace de tendre un supplément spécial de «Matin Dimanche» aux passants. Le document concerne la Fête de la Danse. Une manifestation qui aura lieu du 10 au 13 mai à travers toute la Suisse-romande.

Heureusement, les forces de l’ordre veillent et elles ont l’œil. Un œil qui permet de repérer les «vraies délinquants», ceux qui perturbent gravement l’ordre public, sans coup férir.  Alors, courageusement, les deux hommes en noirs prennent la plus balaise des deux personnes louches en tenaille. La jeune femme qui distribuait sa documentation en souriant est cernée en un tournemain. D’une belle voix grave, la marée-chaussée lui demande si elle et son complice étaient autorisés à distribuer de tels tracts sur la voie publique… Après contrôle téléphonique auprès de la Centrale, comble de poisse, elle ne mentait point!...

Mais ils les auront un jour, ils les auront !

 

Au même instant, à l’étage au-dessus, un Député vaudois, membre d’un parti proche de celui du Maître de la Police, distribue «SolidaritéS»… Il n’a pas été contrôlé!

 

Voilà enfin des flics qui évaluent correctement le niveau de dangerosité ! Enfin des agents de la force publique qui comprennent que la culture est beaucoup plus subversive que la politique qui n’est que celle des copains et des coquins.

 Attention! Ils ont compris aussi qu’il ne peut s’agir que de culture «culturelle», la seule à être dangereuse! Celle dont il est le plus souvent question Place de la Riponne, celle du Papaver somniferum,  des Érythroxylacées  ou encore des Cannabaceaes, n’est pas un danger, puisque c’est du business.

 

* Il est possible que les gaillards fassent partie d’une police parallèle… Euh, pardon !... D’une police privée. Mais la «sombritude» du lieu ainsi que la noirceur des tenues, une  couleur aussi profonde que celle des pensées de ceux qui portent les uniformes, ne permet pas de constater la nuance, donc de faire la différence.